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Invitations à la dégustation « Le Cercle Rive Droite » lundi 26 novembre 2012

Le lundi 26 novembre, le Cercle Rive Droite fête ses 10 ans à Paris, au « 8 Valois »

Pour la première fois le Cercle Rive Droite de Grands Vins de Bordeaux (parmi les plus beaux châteaux de la rive droite) ouvre sa dégustation aux particuliers de 19h à 21h et aux étudiants membres d’associations œnologiques des grandes écoles de 21h à 23h30.

La dégustation aura lieu au « 8 Valois » au 8, Rue de Valois – 75001 Paris

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De 19h00 à 21h00 : Dégustation et buffet Paris – Bordeaux

De 21h à 23h30 : Dégustation en musique avec Woody Braun, le Dj Résident de la Favela Chic (Paris)

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Bordeaux : match entre challengers et valeurs sûres

Le 19 octobre dernier, le groupe de dégustateurs « Catherine et les garçons », du site La Passion du Vin (LPV), se réunissait autour d’un match entre challengers et valeurs sûres de Bordeaux.

la tension était palpable sur la ligne de départ… boire du Bordeaux serait-il devenu ringard ? un passe-temps pour investisseurs argentés ? Etait-il encore possible de prendre autant de plaisir à déguster un second cru classé qu’une quille biodynamiste de Loire ou du Languedoc ? On évoquait ça et là Parker, le chêne neuf exubérant, les prix stratosphériques, l’engouement chinois, etc …   Il fallait en avoir le coeur net.

1. Caillou Blanc de Talbot 2007
Rillettes de saumon, roquette et tomate séchée
Beau nez citronné, buis. Belle acidité. C’est droit. On évoque la question du sucre résiduel, interrogation qui prend tout son sens sur l’accord, qui confère au vin un coté « demi-sec ». Le vin est charmeur, mais il me semble que les rillettes auraient mérité une tension et une acidité plus vives.


2. Les Plantiers du Haut Brion 2007
Huitre chaude à la julienne de légumes
On monte d’un cran en complexité. C’est à la fois rond et gras, superbement équilibré avec un bois parfaitement absorbé. L’amertume en finale lui confère un touche distinguée qui nous ravit. L’accord avec l’huitre chaude est parfait.


3. Y d’Yquem 2004
Pot au feu de foie gras
Les premières gorgées précèdent le silence … on se regarde … ce silence est aussi d’Yquem … comme l’aurait dit le regreté Frédéric Dard. Avant que ne soit révélée l’étiquette, l’avis est unanime : on est en présence d’un grand blanc (ce ne sont pas les quelques squales présents ce soir là qui me contrediront ..). Tactilement, c’est superbe : quel toucher de bouche. On est sur de la soie, de la craie fine, qui caresse à chaque gorgée nos palais. L’accord avec le pot au feu de foie gras est magnifique.


4. Château le Puy 2003
5. Branaire-Ducru 2003
Assiette de terrines, magret fumé, lonzo, …
Ca cause rustique tout d’un coup avec Le Puy 2003. Mais à l’évidence c’est bon et on se fait plaisir. Franc, sans ambages, simple et discutant d’homme à homme avec les terrines et les cèpes grillés. Une belle surprise et un très bon rapport qualité prix. De là à lui décerner la Goutte de Dieu ultime … Du coup, je prends beaucoup moins de plaisir avec le Branaire-Ducru 2003. Son classicisme ne m’émeut guère. Je lui préfère la simplicité et le fruit de l’idole des nippons.

6. Chateau Meylet – Saint Emilion 2001
7. Angélus 1998
8. Léoville Barton 1985
Navarin d’agneau aux petits légumes
En challenger qu’il est, Meylet 2001 est une jolie surprise. Angélus est décevant. Fermé, recroquevillé, avec un boisé persistant. Une déception pour ce vin que j’avais beaucoup mieux gouté – paradoxalement – il y à 6 ans. Problème de bouteille ? Phase ingrate pour ce vin ? Ouvert trop tardivement ? Léoville Barton est tout en classe, fin, équilibré, avec d’élégantes notes mentholées qui lui confèrent un coté frais, désalthérant, probablement renforcé par le fait qu’il succède à Angelus.


9. La Mission Haut Brion 1988
Fromages
Magnifique d’élégance, de finesse. Il ne cesse d’évoluer dans le verre. C’est complexe, entre tabac blond, notes fumées, cèdre, et cuir. Un vin qui mériterait presque d’être bu pour lui même


10. Sauternes Rousset Peyraguet Crème de tête 1995
11. Yquem 1996
Tatin de la patisserie des rêves (Conticcini)
Le Rousset Peyraguet est une bombe, de fruit, de sucre, avec une acidité remarquable qui le tient debout. C’est un vin de méditation, à boire pour ce qu’il est. L’accord avec le Rousset Peyraguet est trop riche à mon goût. Avec Yquem, le dialogue s’établit naturellement. La tension et la longueur du vin tiennent tête au sucre du dessert. C’est un accord d’une grande finesse, sans qu’aucune des parties ne prenne durablement le dessus. Superbe.

Cette dégustation est une parfaire démonstration de l’étendue du potentiel bordelais. Certes, les valeurs sûres tiennent leur rang. Mais lorsque l’on sait aller chercher les « bons » oustiders, il est possible de prendre un plaisir fou à un niveau de prix très accessible. A méditer …

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Dégustation des Grands Crus de Bordeaux millésime 2010

 

Lundi 29 octobre 2012, le Petit Palais servait d’écrin aux Grands Crus Classés de Bordeaux, pour une superbe dégustation du millésime 2010. Dans un contexte économique national difficile, et alors que les tous premiers Grands Crus bordelais s’affichent aujourd’hui à des niveaux de prix qui les mettent hors de portée de la bourse de nombreux amateurs, 3 bouteilles moins « prestigieuses » se sont démarquées :

En Haut-Médoc, la première bonne surprise est venue du Château Belgrave, propriété de la famille Dourthe sur 60 ha d’un seul tenant. Avec 65% de cabernet sauvignon, 4% de petit verdot, et 31% de merlot, vendangés murs, le vin est plein, équilibré, franc et droit. Aux environs de 30 euros, c’est un bon rapport qualité/prix à boire jusqu’en 2025.

Autre classique médocain, Cantemerle se montrait en très grande forme pour un rapport qualité/prix proche.

En Margaux, c’est le Château Angludet qui se distingue. Avec une proportion de petit verdot qui est passée de 8 à 12 % entre 2005 et 2010, se vin possède un joli fruit, tout en étant long, équilibré, avec des notes poivrées/mentholées en finale. 35 à 40 euros chez les cavistes.

Egalement dégustés lors de cette session, certains « classiques » se sont montrés sous leur meilleur jour : Carbonnieux blanc, Haut-Bailly rouge, Malatric-Lagravière rouge, Smith Haut Lafitte rouge, Pavie (au sommet !) et Figeac.

En conclusion, cette dégustation a mis en lumière de nombreux blancs purs et vibrants ainsi que des rouges pleins et racés, en moyenne plus frais qu’en 2009, et dotés d’un potentiel de garde immense. Un millésime à rechercher donc,  recelant bon nombre de perles, quel que soit le budget que les amateurs auront décidés d’y consacrer.

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